Actualités

15 février 2019

Fausse bonne idée numéro 2 : sacrifier le développement au durable

durable et croissance
© Matthew Meijer

Le dernier rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) est très alarmiste. Il a révélé, en octobre dernier, que les engagements de la COP21 de 2015 sont loin d’être suffisants. Si la tendance actuelle devait se maintenir, cela conduirait alors à +1,5°C de réchauffement de la planète à l'horizon 2040 et même +2°C en 2075.

Est-ce une surprise?

Non. Dès 1972, le rapport "The limits to growth" (aussi appelé rapport Meadows) concluait à la limite du modèle de développement actuel. Il fixait une date limite à ce dernier aux environs de 2072. Il recommandait aussi de changer de modèle économique et de croissance pour faire du développement durable le modèle de référence. Certains collapsologues, ces spécialistes de l’effondrement, annoncent aujourd'hui la fin de notre société thermo-industrielle à une échéance variant entre 1 et 15 ans.

Alors on abandonne ?

Au vu de ces sombres prédictions, on peut envisager trois options : le déni, l'appui sur le bouton stop de la croissance ou l’action pour une croissance durable. Et dans l’action, il y a cette spécificité humaine de développer, d’avancer, de s’adapter. Cette force d’inventer un nouveau monde en donnant une inflexion différente à celui que nous connaissons. Et la bonne nouvelle, c’est que ça a déjà commencé et pas seulement au niveau individuel.

Les choses bougent à l’échelle macro, et notamment au niveau de la finance et de l’investissement. On parle aujourd’hui de finance durable, deux termes qui pouvaient paraître antinomiques auparavant. Le développement durable n’est plus un sujet réservé à quelques doux rêveurs, il est un facteur d’action et de projet !

Inventer un nouveau monde

La ligne directrice du développement durable c’est l’engagement de laisser la société dans un état tel que les générations futures auront autant de possibilités de se développer que les générations actuelles.

Investir durable c’est donc :
1. Possible
2. Rentable
3. Un facteur de développement pour les générations futures

La croissance durable, c’est investir en responsabilité. C’est décider de l’impact à donner sur le monde d’aujourd’hui dans une perspective d’avenir. De plus en plus d’outils sont mis à disposition pour faire des choix durables. On peut citer, par exemple, les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) qui permettent d’évaluer des projets en fonction de leurs impacts pour privilégier ceux qui permettront de développer le monde de demain.

Ces critères ESG sont utilisés dans tous les sujets, mais ils sont plus concrètement mesurables dans certains domaines, et particulièrement dans l’immobilier. Des indicateurs précis peuvent ainsi être définis et utilisés pour guider vos choix d’investissement. A vous de vous en emparer, de les étudier, de les comparer pour construire de manière durable votre épargne et le monde de demain.