Actualités

29 avril 2019

Investissement responsable : comment ça marche ?

Investissement responsable

L’investissement responsable devient un sujet prioritaire ; une simple recherche sur internet le dévoile, mais allons plus loin que les bruissements du web. En mars dernier la Banque de France a présenté le sujet comme majeur dans son Rapport d’investissement responsable 2018. Et ce, dès la première phrase de l’avant-propos. Le gouverneur de la Banque de France écrit ainsi :

"Le réchauffement climatique présente à long terme des risques pour la stabilité financière – risques physiques liés à l’évolution du climat et risques de transition, liés à la nécessaire adaptation vers une économie à faible émission de carbone."


Il affirme ainsi la nécessité d'orienter les investissements pour maintenir un horizon économique stable à long terme. Mais dans cette approche, le seul réchauffement climatique est posé comme facteur de risque. Est-ce à dire que l’investissement responsable est uniquement tourné vers la transition énergétique ?

L’investissement responsable : une définition ?

Ce qu’on appelle généralement l’investissement responsable désigne en fait l’investissement socialement responsable (ISR). Cela inclut l'idée de durable c’est vrai, mais il y a également d’autres notions à prendre en compte.

On peut définir l'investissement socialement responsable par l’exclusion de projets considérés comme non-responsables. Certains fonds décident, dans cette logique, de ne pas investir dans l’industrie du jeu, des armes ou de la pornographie. D’autres s’inscrivent dans une définition en positif en défendant les énergies renouvelables, par exemple, ou le soutien au développement des pays du Sud.

Ce qui apparaît en creux, c’est que la définition de l’investissement socialement responsable se révèle assez floue et souvent teintée de subjectivité.

Un intérêt accru des investisseurs

Il n’en demeure pas moins qu’une dynamique socialement responsable est réellement prisée par les investisseurs. Les particuliers auraient ainsi plus confiance en leur banquier s’il s’engageait dans des démarches d’investissement responsable. C’est ce que révélait déjà un sondage IPSOS en 2016*.

Le marché semble avoir compris ce besoin : le recrutement de conseillers financiers spécialisés sur le sujet est en plein boom. Une étude du cabinet de recrutement Birdeo annonce ainsi une croissance de 15% par an de ces profils depuis 3 ans. Les professionnels s’alignent donc sur les besoins et les attentes des clients finaux.

Dans cette logique, on peut s’attendre à voir émerger, sous peu, de nouvelles questions des gestionnaires de patrimoine dans les recueils des besoins auprès de leurs clients. Cela permettra alors d’associer au plus près rentabilité et choix socialement responsables recherchés par les investisseurs particuliers. La seule difficulté reste la complexité à définir et à mesurer précisément l’ISR.

Quels critères privilégier pour évaluer un investissement responsable ?

Vous le savez, chez DEEPTINVEST® on préfère les données précises, et pour y accéder, nous recommandons une approche centrée sur des critères mesurables comme les critères ESG. Il est alors nécessaire d’agrandir l’échelle pour analyser l’action accomplie au niveau de chaque fonds, voire de chaque bien.

On peut ainsi évaluer l’impact environnemental du bâti. De même, on peut obtenir des informations sur les modes de gouvernance et l’approche sociale. Ces données mesurables deviennent des outils objectifs, des baromètres extérieurs, qui permettent aux gestionnaires de patrimoine et aux clients finaux de parler le même langage. Ils peuvent alors appréhender conjointement des projets d’investissement en cohérence avec l’ensemble des objectifs des investisseurs. De quoi élargir l’offre pour allier ainsi rentabilité et ambitions socialement solidaires.

*Sondage IPSOS pour le FIR (Forum pour l’investissement responsable) et Vigeo Eiris