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26 mai 2026

Webinaire Deeptinvest du 25 mai 2026 : le replay

Le Webinaire Deeptinvest du 25 mai 2026 revient sur les grandes tendances du marché immobilier et des SCPI au premier trimestre 2026. Dans un contexte marqué par le retour des tensions inflationnistes et la remontée des taux, les investisseurs restent prudents. Pourtant, les situations varient fortement selon les classes d’actifs. L’immobilier de bureau traverse une crise profonde, avec une offre disponible très élevée en Île-de-France. À l’inverse, le résidentiel continue de fonctionner, mais son équilibre reste dépendant des taux de crédit.

Sur le marché des SCPI, la collecte se concentre désormais sur un nombre limité de fonds. Cette polarisation pose une question centrale : ces véhicules pourront-ils investir rapidement, sans dégrader la qualité de leur patrimoine ? Par ailleurs, certaines SCPI historiques subissent des tensions de liquidité importantes. Dans certains cas, le passage au capital fixe révèle brutalement l’écart entre prix théorique et prix de marché. Face à ces évolutions, la diversification devient un levier essentiel de gestion du risque. Elle permet notamment de limiter l’exposition à un seul fonds, un seul secteur ou une seule stratégie.

Ce webinaire a également été l’occasion de présenter les outils développés par Deeptinvest pour accompagner les professionnels de la gestion de patrimoine dans le suivi, l’évaluation et l’intégration des SCPI, notamment au sein des contrats d’assurance vie.

Bilan marché au 1T 2026 : Quels enseignements clés ?

Ce premier trimestre 2026 s'inscrit dans un contexte paradoxal. En effet, le marché immobilier fait face à un fort attentisme, en dépit d'indicateurs très contrastés selon les classes d'actifs. Voici les 5 points d'attention à retenir évoqués durant le Webinaire Deeptinvest du 25 mai 2026 :

  • Une crise historique sur l'immobilier de bureau : Le marché tertiaire traverse une période de fortes turbulences. En Île-de-France, plus de 6,3 millions de mètres carrés de bureaux sont désormais disponibles. Cette situation constitue un record absolu. Elle traduit la profondeur de la crise que traverse aujourd’hui l’immobilier de bureau. Dans certains secteurs, les taux de vacance atteignent des niveaux particulièrement élevés. C’est le cas du Péri-Défense et de la première couronne nord, où ils se situent autour de 30 à 32 %. Dans le même temps, les volumes d’investissement restent très faibles. Par conséquent, les prix ont fortement reculé. Ils reviennent désormais à des niveaux de valorisation comparables à ceux observés en 2013.
  • Le marché résidentiel conditionné par les taux de crédit : Les investisseurs institutionnels restent absents du marché résidentiel, laissant la dynamique reposer sur les particuliers. Les taux de crédit immobilier, remontés autour de 3,27 % sur 20 ans, permettent toujours au marché de fonctionner raisonnablement. Toutefois, le marché reste fragile car les prix de l'immobilier n'ont que très peu baissé (environ 10 %). Si les taux ou les prix repartent à la hausse, cela risque de désolvabiliser les candidats acheteurs et de gripper le marché.
  • Une collecte des SCPI hyper-concentrée : Sur le marché des SCPI, la collecte se polarise autour d’un nombre limité de fonds. Cette concentration marque l’un des faits majeurs du trimestre. Certaines SCPI très axées sur la logistique, comme Iroko Zen et Transitions Europe, figurent parmi les plus fortes collectes. D’autres véhicules, comme Corum Origin ou Épargne Pierre Europe, parviennent également à capter une part importante des investissements. Cette dynamique peut toutefois susciter des interrogations. En effet, ces fonds devront investir des montants importants dans les prochains mois. L’enjeu sera donc double. Ils devront acheter rapidement, tout en conservant une exigence élevée sur la qualité du patrimoine. Cette capacité d’exécution sera déterminante pour maintenir leur niveau de distribution dans le temps.
  • Le piège du passage au capital fixe pour certaines SCPI : Face aux difficultés, certaines SCPI historiques ont dû voter en assemblée générale le passage temporaire du capital variable au capital fixe. Ce changement peut avoir des conséquences brutales pour les associés. En effet, le prix de la part n’est alors plus soutenu par le gérant. Il dépend uniquement du second marché de gré à gré. Autrement dit, il reflète l’offre et la demande réelles entre vendeurs et acheteurs. L’exemple de Primopierre illustre fortement ce phénomène. La valeur de la part était de 208 € en 2022. Pourtant, au premier trimestre 2026, certaines transactions se sont réalisées à seulement 49 €. Cet écart montre l’importance de surveiller la liquidité réelle des fonds. Il rappelle aussi que le prix affiché ne reflète pas toujours le prix de marché.
  • L'urgence vitale de la diversification : Face à ces évolutions, la stratégie d’investissement doit évoluer. La baisse des dividendes versés en moyenne constitue un premier signal d’alerte. Cette baisse atteint près de 30 centimes d’un trimestre à l’autre. Elle s’ajoute à l’allongement des délais de cession sur certains anciens fonds. Dans ce contexte, détenir une seule ligne de SCPI devient plus risqué. Une exposition trop concentrée peut fragiliser l’ensemble d’une allocation. La diversification apparaît donc comme un levier essentiel. Elle permet de répartir les risques entre plusieurs fonds, secteurs et stratégies. L’objectif est de construire une allocation plus équilibrée. En pratique, cela suppose souvent d’investir sur au moins 4 à 5 lignes différentes.

Pour une analyse complète et les graphiques détaillés, retrouvez le replay du Webinaire Deeptinvest du 25 mai 2026 ci-dessus.

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À qui s’adresse ce webinaire ?

Ce contenu est à destination des professionnels de la gestion de patrimoine. Il ne constitue pas un conseil en investissement financier.

Source : Deeptinvest - Webinaire du 25/05/2026