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02 septembre 2026

SCPI Amundi : Rivoli Avenir Patrimoine, Edissimmo et Génépierre baissent à nouveau leur prix de part

L'été 2026 continue de mettre sous pression certaines grandes SCPI historiques. Après plusieurs annonces intervenues ces dernières semaines, Amundi Immobilier ajuste à son tour le prix de souscription de ses trois principales SCPI : Rivoli Avenir Patrimoine, Edissimmo et Génépierre.

amundi baisse la valeur de ses SCPI au 30 juin 2026

Les baisses sont significatives. Elles atteignent 10,96 % pour Rivoli Avenir Patrimoine, 12,79 % pour Edissimmo et 15 % pour Génépierre. Les nouveaux prix sont applicables depuis le 28 août 2026.

Cette nouvelle vague de corrections confirme surtout une tendance désormais bien installée sur le marché : les SCPI historiques fortement exposées aux bureaux continuent de subir les conséquences de la baisse des valorisations immobilières.

Trois SCPI Amundi, trois nouvelles baisses de prix

Les nouveaux prix de souscription font apparaître des corrections à deux chiffres pour les trois véhicules.

SCPIAncien prixNouveau prixBaisse
Rivoli Avenir Patrimoine228 €203 €-10,96 %
Edissimmo172 €150 €-12,79 %
Génépierre180 €153 €-15,00 %

Génépierre enregistre donc la correction la plus importante. La baisse représente 27 euros par part (la part valait 271 euros en 2020).

Edissimmo perd pour sa part 22 euros (la part valait 237euros en 2020), tandis que Rivoli Avenir Patrimoine voit son prix diminuer de 25 euros (la part valait toujours en 2020 304 euros).

Le gérant annonce que ces ajustements font suite aux expertises immobilières réalisées au 30 juin 2026.

Les expertises immobilières restent sous pression

Les baisses des prix de souscription sont nettement supérieures à celles enregistrées par les expertises immobilières au premier semestre.

Les valeurs d'expertise ont diminué de 3,6 % pour Rivoli Avenir Patrimoine, 4,42 % pour Edissimmo et 4,8 % pour Génépierre.

Cette différence s'explique notamment par la nécessité de repositionner les prix de souscription par rapport aux nouvelles valeurs de reconstitution. C'est aussi et surtout car le gérant n'avait pas adapté les valeurs de parts depuis l'année dernière et que cette correction permet de revenir dans le tunnel de valorisation de la part comme la réglementation l'y oblige.

Pour Rivoli Avenir Patrimoine, par exemple, la valeur de reconstitution ressort à 203,56 euros par part, en baisse de 5,89 % par rapport à fin 2025. L'ancien prix de 228 euros représentait alors une surcote de 12,01 %. Amundi a donc ramené le prix de souscription à 203 euros.

La situation est comparable pour les deux autres véhicules. Les valeurs de reconstitution ressortent à environ 150,65 euros pour Edissimmo et 153,46 euros pour Génépierre.

Les bureaux restent le point faible des trois SCPI

Le point commun entre les trois véhicules est leur exposition importante à l'immobilier de bureaux.

Au 30 juin 2026, les bureaux représentent 76,6 % du patrimoine de Rivoli Avenir Patrimoine, 68 % de celui d'Edissimmo et 66,9 % de Génépierre.

Cette exposition permet de mieux comprendre les ajustements actuels.

Le marché des bureaux continue de subir les conséquences du nouveau cycle immobilier. La hausse des taux longs, la baisse des volumes de transactions et l'évolution des besoins des entreprises ont profondément modifié les paramètres de valorisation des immeubles.

Tous les bureaux ne sont cependant pas affectés de la même manière. La localisation, la qualité environnementale des bâtiments, leur âge et leur situation locative jouent désormais un rôle déterminant.

Des corrections qui ne commencent pas en 2026

Pour les associés, ces nouvelles baisses prennent surtout une autre dimension lorsqu'elles sont replacées dans une perspective plus longue.

Rivoli Avenir Patrimoine affichait encore un prix de souscription de 306 euros début 2023. Avec un nouveau prix de 203 euros, la correction cumulée atteint désormais environ 33,7 %.

Edissimmo est passée de 237 euros à 150 euros, soit un recul d'environ 36,7 %.

Génépierre connaît la trajectoire la plus marquée. La part, qui valait encore 270 euros avant le début des ajustements de 2023, s'établit désormais à 153 euros. La baisse cumulée atteint ainsi environ 43,3 %.

Ces chiffres montrent que l'ajustement engagé depuis 2023 est loin d'être anecdotique pour les associés historiques.

Amundi poursuit la transformation de ses patrimoines

La baisse des valorisations ne signifie toutefois pas que les patrimoines restent figés.

Amundi Immobilier indique notamment mener depuis plusieurs années une politique de rationalisation et de rajeunissement du patrimoine d'Edissimmo. Celle-ci repose sur la cession d'immeubles arrivés à maturité, la modernisation de certains actifs plus anciens et l'acquisition d'immeubles plus récents, bien situés et adaptés aux attentes actuelles des entreprises.

Cette stratégie d'arbitrage est devenue centrale pour les grandes SCPI historiques.

Le défi consiste désormais à céder les actifs les moins adaptés au nouveau marché tout en conservant suffisamment de capacité financière pour moderniser les immeubles présentant encore un potentiel.

La question de la liquidité reste également à surveiller

Au-delà de la baisse des valeurs, la liquidité constitue un autre indicateur important pour les investisseurs.

Pour Rivoli Avenir Patrimoine, 818 629 parts étaient en attente de retrait au 30 juin 2026, représentant environ 186,7 millions d'euros et 6,4 % du capital. Dans le même temps, la collecte brute du trimestre restait très limitée.

La situation rappelle que l'enjeu actuel ne se limite plus à la seule valeur des immeubles.

Pour certaines grandes SCPI historiques, la capacité à retrouver une collecte suffisante et à fluidifier le marché secondaire constitue également une condition importante du retour à une situation plus équilibrée.

L'été 2026 confirme que la correction n'est pas terminée

Après La Française REM, Praemia REIM ou encore HSBC REIM avec Élysées Pierre, les annonces d'Amundi viennent compléter une série d'expertises et d'ajustements intervenus pendant l'été.

Il serait toutefois excessif d'en déduire que l'ensemble du marché des SCPI connaît la même situation.

Les dernières publications montrent au contraire un marché de plus en plus fragmenté. Certaines SCPI récentes, diversifiées ou investies sur d'autres typologies immobilières présentent des trajectoires différentes.

En revanche, pour plusieurs grands véhicules historiques fortement exposés aux bureaux, le processus de correction engagé en 2023 se poursuit en 2026.

Rivoli Avenir Patrimoine, Edissimmo et Génépierre en apportent une nouvelle illustration.

Source: Deeptinvest d'apres les informations du gérant AMUNDI 02/09/2026