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09 septembre 2026

Conseillers en investissements financiers : le nombre de CIF bondit de 9,3 % et atteint 7 712 professionnels

Le métier de conseiller en investissements financiers (CIF) continue de gagner du terrain en France.

Selon le dernier bilan de l'Orias, 7 712 CIF étaient immatriculés au 31 décembre 2025, soit une progression de 9,3 % en un an.

Resultat ORIAS septembre 2026

La hausse ne constitue pas un phénomène isolé. Elle prolonge une tendance engagée depuis plusieurs années et qui s'est accélérée depuis 2020.

En 2013, la France comptait 4 866 CIF. Douze ans plus tard, leur nombre a donc progressé de près de 58,5 %.

Mais derrière cette croissance se dessine également une transformation du métier : pour une partie importante des professionnels, le statut de CIF n'est qu'une composante d'une activité patrimoniale plus large.

7 712 CIF en France fin 2025

La progression du nombre de CIF apparaît particulièrement soutenue.

L'Orias en recensait 4 866 en 2013, lors du premier décompte réalisé dans le cadre du Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance.

Ils sont désormais 7 712.

Cela représente 2 846 professionnels supplémentaires, soit une progression d'environ 58,5 % en douze ans.

L'accélération est surtout visible au cours des dernières années.

Jérôme Speroni, secrétaire général de l'Orias, souligne ainsi une progression constante depuis 2019, dont le rythme tend désormais à s'accélérer. Une évolution qui traduit, selon lui, une transformation du métier.

L'Île-de-France concentre près d'un CIF sur trois

La répartition géographique reste fortement concentrée autour des principaux bassins économiques.

L'Île-de-France compte 2 479 CIF, soit environ 32 % de l'ensemble des professionnels recensés.

Elle devance largement les autres régions.

RégionNombre de CIF
Île-de-France2 479
Auvergne-Rhône-Alpes1 052
Occitanie729
Nouvelle-Aquitaine674
Provence-Alpes-Côte d'Azur671

L'Outre-Mer affiche cependant la progression relative la plus importante avec une hausse de 20 %.

Le nombre de professionnels y reste néanmoins limité à 144.

Pour la moitié des CIF, la finance n'est pas l'activité principale

L'un des enseignements les plus intéressants du bilan concerne la nature même de l'activité des professionnels.

Seulement la moitié des CIF exerce principalement dans la finance et l'assurance.

Pour environ 30 %, le conseil en investissements financiers constitue une activité complémentaire à une activité classée comme spécialisée, technique ou scientifique.

Cette catégorie regroupe notamment des métiers nécessitant un niveau élevé de qualification et d'expertise.

Autrement dit, l'augmentation du nombre de CIF ne signifie pas nécessairement qu'autant de nouveaux cabinets exclusivement spécialisés dans le conseil financier ont été créés.

Elle traduit également la diversification des compétences proposées par les professionnels du patrimoine.

Un CIF sur dix exerce principalement dans l'immobilier

Le lien avec l'immobilier apparaît également dans les statistiques de l'Orias.

Environ 10 % des CIF ont pour activité principale l'immobilier.

Cette donnée illustre la porosité croissante entre les différents métiers du conseil patrimonial.

Un professionnel peut intervenir sur l'immobilier tout en disposant du statut nécessaire pour conseiller certains placements financiers.

Cette évolution accompagne la transformation du métier de conseiller en gestion de patrimoine, où les clients recherchent souvent une approche globale couvrant immobilier, assurance, crédit et placements financiers.

60 % des CIF cumulent également IAS et IOBSP

Cette logique apparaît encore plus clairement lorsque l'on observe les autres immatriculations détenues par les CIF.

60 % cumulent les statuts d'IAS et d'IOBSP.

L'IAS correspond à l'activité d'intermédiaire en assurance tandis que l'IOBSP concerne l'intermédiation en opérations de banque et en services de paiement.

Un même professionnel peut ainsi intervenir sur plusieurs dimensions du patrimoine de son client.

Le statut de CIF s'inscrit alors dans une palette réglementaire beaucoup plus large.

Ce cumul des statuts contribue à expliquer pourquoi le nombre de CIF continue d'augmenter : le conseil en investissements financiers devient l'une des briques réglementaires du modèle de nombreux cabinets de gestion de patrimoine.

Trois CIF sur quatre exercent sous forme de société

L'organisation juridique des professionnels confirme également la structuration du secteur.

Environ 75 % des CIF exercent sous la forme d'une personne morale.

L'image du conseiller exerçant individuellement ne représente donc qu'une partie du marché.

Le développement des cabinets structurés, parfois composés de plusieurs conseillers et disposant de plusieurs habilitations réglementaires, participe à la professionnalisation du secteur.

L'Anacofi-CIF reste la première association professionnelle

Les CIF doivent adhérer à une association professionnelle agréée.

Dans ce paysage, l'Anacofi-CIF conserve la première place avec 3 311 adhérents au 31 décembre 2025.

Elle gagne environ 300 membres en un an.

La CNCGP arrive en deuxième position avec 2 074 adhérents CIF.

La CNCEF en compte 1 835 et affiche la progression la plus importante de l'année avec une hausse de 20 %.

La croissance du nombre de CIF se retrouve donc également dans les effectifs des principales associations représentatives de la profession.

Les agents liés suivent la même trajectoire

Les CIF ne sont pas les seuls intermédiaires financiers dont les effectifs progressent.

Les agents liés de prestataires de services d'investissement (Alpsi) connaissent une évolution comparable.

Leur nombre progresse sans interruption depuis 2020 et atteint désormais 4 856 professionnels.

Le mouvement d'entrée dans la profession a même fortement accéléré en 2025.

L'Orias comptabilise 1 011 nouvelles inscriptions, soit une hausse de 27,4 %.

Le renouvellement apparaît toutefois plus important que chez les CIF : 533 Alpsi ont cessé leur activité en 2025, contre 659 CIF.

Une profession qui se renouvelle rapidement

Les données sur l'ancienneté permettent également de mesurer cette transformation.

Un CIF exerce en moyenne pendant 6 ans et 6 mois.

Chez les Alpsi, la durée moyenne tombe à 4 ans et 7 mois.

Ces chiffres montrent que le marché des intermédiaires financiers n'est pas figé. De nouveaux professionnels entrent régulièrement tandis que d'autres cessent leur activité.

La forte progression du nombre total de CIF signifie néanmoins que les nouvelles inscriptions restent suffisamment nombreuses pour compenser les sorties.

Le métier de CGP devient de plus en plus transversal

Au-delà du chiffre de 7 712 professionnels, le bilan de l'Orias raconte finalement une évolution plus profonde.

Le statut de CIF s'insère de plus en plus dans une offre globale de conseil patrimonial.

Le fait que 60 % des professionnels cumulent également les statuts d'IAS et d'IOBSP en constitue probablement l'illustration la plus parlante.

Assurance-vie, placements financiers, crédit, immobilier ou encore préparation de la retraite peuvent ainsi être abordés au sein d'une même relation avec le client, sous réserve naturellement des habilitations détenues par le professionnel.

Cette transversalité pourrait aussi expliquer une partie de l'attractivité croissante du statut de CIF.

Près de 60 % de CIF supplémentaires depuis 2013

En douze ans, le nombre de CIF est finalement passé de 4 866 à 7 712.

La hausse de 9,3 % enregistrée sur la seule année 2025 montre que la dynamique ne ralentit pas.

Mais la principale évolution ne réside peut-être pas uniquement dans leur nombre.

Le profil des professionnels devient lui aussi plus diversifié : finance, assurance, banque, crédit et immobilier se retrouvent de plus en plus souvent au sein d'un même cabinet.

Le développement des CIF apparaît ainsi comme l'une des conséquences de la transformation plus générale du conseil en gestion de patrimoine vers un modèle multidisciplinaire.

Reste désormais à observer si cette croissance se poursuivra au même rythme en 2026 et comment l'encadrement réglementaire accompagnera l'arrivée de nouveaux professionnels.

Source: Deeptinvest selon le rapport annuel de l'ORIAS 09/09/2026